Romain Thévenon

Le parrain du territoire Touraine

Né à Saumur, Romain Thévenon découvre très tôt le pouvoir évocateur du bien manger.
Son BEP en poche, il rejoint Paris et officie au sein de l’hôtel Marriott sur les Champs-Élysées. Cette immersion dans la capitale marque le début d’un parcours riche et exigeant. 

Pendant 18 ans, il forge son expérience dans des maisons aux univers variés, de l’établissement étoilé au bistrot, du restaurant gastronomique au bar contemporain. Cette diversité nourrit sa vision : la cuisine doit être accessible sans jamais renoncer à l’exigence. 

En 2021, il choisit de revenir en Touraine et reprend une ancienne auberge à Neuillé-le-Lierre. Aux côtés de sa compagne Nadège, responsable de salle, il fonde le restaurant Liberté. Un nom manifeste. 

À Liberté, pas de vanille, pas de chocolat, pas d’épices provenant du bout du monde.
Le cadre est volontaire, assumé : cuisiner exclusivement avec des produits issus de France métropolitaine. Une contrainte créative qui devient une signature. 

Sa cuisine est profondément ancrée dans la saisonnalité.
La carte évolue chaque mois afin de rester au plus proche du rythme naturel des produits. Asperges au printemps, baies sauvages en été, champignons et gibiers à l’automne, racines et légumes secs en hiver… Chaque période de l’année inspire une nouvelle écriture culinaire. Pour le chef, respecter la saison, c’est respecter la terre et ceux qui la travaillent. 

Romain puise également dans ses souvenirs d’enfance et dans son environnement immédiat. Il cueille lui-même certaines plantes sauvages : reine-des-prés, primevère, prunelle, mûres, Mélisse des bois, fruits sauvages… Ces notes végétales apportent profondeur, identité et émotion aux assiettes. 

Ancrée dans le terroir, sa cuisine n’est pourtant jamais figée. Les produits locaux sont sublimés par des techniques de temps en temps venues d’ailleurs. Un gyoza de lièvre à la royale en est l’illustration : tradition française et geste asiatique dialoguent pour créer un langage culinaire singulier. 

Pour Romain Thévenon, cuisiner est un acte de transmission, de respect et d’engagement.
Respect du produit.
Respect du producteur.
Respect du convive. 

Le mot du chef

Lorsque l’on m’a proposé d’être le parrain de l’édition 2026 du Grand Repas, je n’ai pas hésité longtemps.
Parce que cette démarche fait écho, profondément, à ma façon de voir la cuisine et le monde qui l’entoure. 

Le Grand Repas, ce n’est pas simplement un menu servi à grande échelle.
C’est un moment de convivialité, de partage, de curiosité et de plaisir.
C’est l’idée simple mais puissante que l’on peut rassembler des générations, des territoires, des sensibilités différentes autour d’une même table.
Et pour moi, la table est justement l’un des derniers espaces où l’on prend encore le temps de se rencontrer vraiment. 

La cuisine que je défends repose sur le rapport à autrui : respect du producteur, respect du produit, respect du convive.
Elle est vivante, engagée, enracinée dans un territoire.
Le Grand Repas porte ces mêmes valeurs humanistes : créer du lien, donner du sens, transmettre. 

Mais cette initiative va encore plus loin. 

Elle est aussi une formidable opportunité de sensibilisation collective.
Sensibiliser aux circuits courts et à l’importance de soutenir nos producteurs locaux.
Sensibiliser à l’anti-gaspillage alimentaire, à une cuisine plus responsable, plus consciente.
Sensibiliser à l’éducation au goût, notamment auprès des plus jeunes, pour éveiller leur curiosité et leur esprit critique.
Sensibiliser enfin à la santé et au bien-être, car bien manger, c’est aussi prendre soin de soi et des autres. 

Être parrain du Grand Repas 2026, c’est pour moi accompagner un mouvement qui dépasse l’assiette.
C’est défendre une vision où la gastronomie n’est pas un luxe, mais un langage universel.
Un outil de transmission.
Un levier d’engagement.
Un vecteur de joie. 

Et si, le temps d’un repas partagé, nous pouvions semer quelques graines de conscience et d’enthousiasme… alors nous aurions déjà accompli beaucoup. 

Sacha MENARD

Co-parrain Touraine

Sacha Ménard a suivi un apprentissage de cuisinier dans une des plus grandes tables de Touraine.Puis il a travaillé de nombreuses années en cuisine jusqu’à devenir Chef de son propre établissement. Parallèlement, il s’est lancé dans la formation de restaurateurs.

Par la suite, il s’est dirigé vers des missions de gestion de projet structurant (tel la cuisine centrale de la ville et la gestion d’une production Eco responsable d’une ampleur de 8500 couverts) et de direction d’unité de production de restauration collective avec une forte vigilance Responsabilité Sociétale des Entreprises. Sacha Ménard est aujourd’hui responsable des Productions Alimentaires à la Ville de Tours, où il supervise et organise la fabrication quotidienne de plus de 8500 repas pour régaler et faire grandir les écoliers de Tours, de 3 à 11 ans.

Généreux et bienveillant, Sacha Ménard apporte de l’humanité dans le management des équipes de la Cuisine Centrale de la Ville et veille attentivement à la qualité alimentaire et environnementale des produits présents dans les assiettes des enfants.

 

 

Le mot du chef

Le plaisir d’amener les étoiles dans les assiettes des enfants 

Les lieux où participer au Grand Repas dans le territoire Touraine